Vol. 9 No. 1 (2003)
I

Молчание Эринны (AP II, 108–110) [Vsevolod Zeltchenko: Le silence d’Erinna]

В. В. Зельченко
Санкт-Петербургская классическая гимназия; Bibliotheca classica Petropolitana

Published 2003-09-20

How to Cite

Зельченко, В. В. . (2003). Молчание Эринны (AP II, 108–110) [Vsevolod Zeltchenko: Le silence d’Erinna]. Hyperboreus, 9(1), 37-43. https://doi.org/10.36950/hyperboreus.vpp1a04

Abstract

En analysant le passage de Christodore (AP II, 108–110: description de la statue d’Erinna dans les thermes de Zeuxippe à Constantinople) dans le cadre du poème dont il fait partie, l’auteur met en evidence que ἀλλά (v. 109) a une valeur concessive (cf. surtout 274–276), tandis que les mots ἐνὶ σιγῇ forment le point central de l’antithèse (cf. 189–190). Le passage entier doit donc être intérpreté comme voici: “Erinna ne filait pas la laine; néanmoins, elle composait les vers – aujourd’hui dans le silence”. Cela veut dire que, selon Christodore, Erinna “réelle” composait ses vers en chantant auprès de sa quenouille. La même idée, selon toute vraisemblance, est exprimée par Tatien (Adv. Gr. 33, 5; cf. Hyperboreus 4 [1998]: 1, 48–59). La conception de la “poétesse qui chantait en filant” doit remonter, à travers l’epigramme anonyme AP IX, 190, au poème autobiographique d’Erinna significativement intitulé ᾿Ηλακάτη (Quenouille).