Le jeu de l’épitaphe au xviiie siècle
DOI :
https://doi.org/10.22015/V.RSLR/65.1.5Résumé
Inspirée par une tradition qui remonte à l’Antiquité et que mettent en valeur des travaux érudits, l’épitaphe est au XVIIIe siècle un hommage réservé aux personnes de qualité, qui souligne leur importance et celle de leur famille. En en faisant un genre littéraire, les écrivains, et surtout les poètes, pratiquent volontiers un jeu avec les conventions sociales et religieuses, conventions souvent marquées par l’inévitable formule « ci-gît ». Tantôt, comme Voltaire ou Piron, ils introduisent une note lyrique et hyperbolique dans la commémoration du défunt. Tantôt, comme Gresset ou Bernard, ils détournent le genre en prenant comme sujet la mort d’un animal familier. Tantôt, comme Colardeau ou Voltaire encore, ils saisissent, contrairement à l’usage, l’occasion de sa mort pour critiquer vertement un confrère ou le pape. Composer sa propre épitaphe constitue enfi n la transgression-limite aux lois du genre : elle permet, chez Piron ou chez Rivarol, de faire un suprême aveu, le bilan orgueilleux et amer d’une vie.Téléchargements
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Publié
2018-10-30
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Articles
Licence
© Sylvain Menant 2018
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Comment citer
Menant, S. (2018). Le jeu de l’épitaphe au xviiie siècle. Versants. Revue Suisse Des littératures Romanes, 1(65). https://doi.org/10.22015/V.RSLR/65.1.5